

« PEAC » – Avec le collège Henri Wallon d’Aubervilliers
Lisa Lecuivre
Médiation: Tess Mazuet
Dans le cadre d’un « Programme Jeunes Médiateur·ices », une classe de 3ème du collège Henri Wallon (Aubervilliers) a travaillé sur l’exposition « Hibou TV Show » de Jean-Alain Corre dans le but de la présenter à leur tour à une autre classe.
• Le Programme Jeunes Médiateur·ices :
La classe 3ème a été amenée à découvrir l’exposition de Jean-Alain Corre, à faire des recherches sur l’artiste et à concevoir et mener une visite guidée pour une autre classe du collège venue au centre d’art à l’occasion d’une restitution collective.
• Le Workshop :
Dans le cadre de l’exposition de Jean-Alain Corre conçue comme un plateau télévisuel, Lisa Lecuivre a proposé un workshop autour de la fabrique des images médiatisées. Entre mise en scène, caméra et discours, le workshop explorerait les mécanismes de la production télévisuelle, en interrogeant la circulation des fake news et en jouant avec l’esthétique des fun facts. Les participant·es étaient invité·es à plonger dans cette expérience collective, à tester les codes de la télévision et à questionner la manière dont l’information se construit et se performe. Le workshop a donné lieu à plusieurs petits formats télévisuels originaux dans le décor de l’exposition.
Lisa Lecuivre
Lisa Lecuivre est née en 1997 à Paris, elle vit et travaille entre Paris et Bruxelles. Elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris et issue des ateliers de Julien Prévieux et Dove Allouche. Diplômée d’une école de journalisme et de théâtre, sa pratique hybride emprunte autant aux codes du documentaire qu’à ceux de la performance. Elle explore les zones d’ambiguïté, les récits fragmentés, les logiques dissonantes — et affectionne ce qui échappe à la lecture immédiate. À partir d’anecdotes, de faits divers ou de rencontres fortuites, elle construit des dispositifs où le réel vacille, se déforme, se réinvente. La voix, souvent présente dans son travail, devient un vecteur d’associations libres, de glissements de sens, de projections mentales quasi hallucinées. Elle interroge le besoin de sens, tout en cultivant les formes d’apories : quand l’accumulation d’informations empêche toute prise de position claire. Son travail cherche moins à trancher qu’à faire apparaître la complexité du monde, dans ses tensions, ses contradictions et ses étrangetés.
Ce projet est réalisé avec le soutien de la DAAC Créteil et le Pass Culture.



