
Exposition riche en recherche et documents, A Hard White Body se déployait autour d’une installation centrale – une chambre en porcelaine non-cuite, sculptée par l’artiste d’après la description de la chambre de Giovanni dans le roman éponyme de James Baldwin. Cette installation, en constante évolution, se prolongeait par des matériaux documentaires, dessins, petites formes sculptées et un grand dessin sur les vitres, conjuguant sous des multiples formes l’histoire impériale de la porcelaine, la contestation de la suprématie blanche, et l’évocation souvent spéculative de relations affectives électives et parcours de vie défendues souvent contre des conditions adverses. Lors de cette dixième session de « Parties Prenantes », rendez-vous régulier pour une plongée dans les archives du centre d’art, nous allons revenir sur cette exposition, parler du processus de sa réalisation in situ, des multiples rencontres qui se sont nouées autour de Candice Lin et sa recherche, d’amitiés durables et de connivences
Nous allons suivre les métamorphoses du corps blanc exquis qui, au cours des mois, craquelait et accueillait champignons et moisissures; puis suivre ses parts découpés vers leurs étapes suivantes. Bien au-delà d’une évocation métaphorique de corps intradépendants, l’exposition invitait les corps présents dans l’espace d’en devenir partie prenantes – par leurs fluides corporelles, par les échanges qu’iels engageaient avec d’autres, ainsi que par le soin qu’iels apportaient à l’ensemble.
La rencontre sera animée par l’une des commissaires, Lotte Arndt, et accueillera des témoignages de membres de l’équipe d’alors.
