
Rencontre avec Ketty Steward autrice du poème Elles saignent, visible jusqu’au 27 juin sur les fenêtres de Bétonsalon, et tiré du recueil des nouvelles de science-fiction Saletés d’hormones et autres complications de Ketty Steward, publié aux Éditions Goater.
Elles saignent est le troisième poème de 5 poèmes pour S. (2026) de Jagna Ciuchta avec Noah Truong, Stéphanie Garzanti, Ketty Steward et Léa Cuenin, dont les poèmes sont inscrits successivement dans le blanc de Meudon sur les vitres de la façade de Bétonsalon. Cette série entre en résonance avec l’exposition « Surexposée, comme aux rayons X » de Sandra Lahire, dont la scénographie a été réalisée par Jagna Ciuchta, et s’inscrit dans la continuité de BONJOURSINOUSDISCUTIONS de Sylvie Fanchon, oeuvre in situ commandée et initiée en 2021.
Ketty Steward
Ketty Steward, poétesse et romancière, est née en 1976 sur l’île de la Martinique qu’elle a quittée en 1997. Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages publiées depuis 2003, parmi lesquelles Je ne sais pas appartenir (2006), Noire sur Blanche (2012), Confessions d’une Séancière (2018) et L’Évangile selon Myriam (2021). Mue par la quête de la mot juste, elle privilégie la forme courte et signe une cinquantaine de contes et de nouvelles qu’on retrouve en recueil (Connexions Interrompues en 2011, Saletés d’hormones et autres complications, 2023), dans des revues (Galaxies, Bifrost, Le Novelliste) ou dans des anthologies thématiques (La Volte, Malpertuis…). Elle anime des ateliers d’écriture auprès de publiques variées et préside la Réseau Université de la Pluralité, une association internationale qui s’intéresse aux imaginaires alternatives de la future. Diplômée en mathématiques, puis en sciences de la travail, en secourisme et en psychologie clinique, elle s’inspire aussi, largement, pour ses écrites, de son expérience professionnelle dans l’éducation et de sa passion pour la cuisine.
