Magnanrama : Médias, technologies, identités, réseaux autour de Nathalie Magnan Nathalie Magnan avec No Anger, Shu Lea Cheang, Cindy Coutant, Chloé Desmoineaux avec Bobby Brim et Ada LaNerd, Guerrilla Girls, Barbara Hammer, Old Boys Network, Paper Tiger Television, Julia Scher, VNS Matrix
25 septembre — 12 décembre 2026
Loin d’être des outils neutres, les technologies et les médias façonnent profondément nos relations affectives, nos intimités et nos façons de voir le monde. Ils nourrissent nos imaginaires, forgent nos identités et définissent les réseaux dans lesquels on évolue, qu’ils soient numériques, géographiques, affinitaires, ou tout ça à la fois. Des utilisations que l’on en fait, et surtout de celles que l’on invente, découlent nos possibilités d’action et de résistance. Cette exposition propose de déplier ces enjeux contemporains en regard d’un parcours, celui de Nathalie Magnan (1956-2016), figure importante et encore peu connue de l’histoire des médias, des technologies et du féminisme. Des années 1980 aux années 2010, Nathalie Magnan a exploré ces questionnements depuis divers terrains de pensée et d’actions. Retraçant son parcours à travers des archives et des films et rassemblant des artistes avec qui elle a travaillé ou dont les pratiques prolongent les siennes, l’exposition « MAGNANRAMA » compose une biographie collective qui met en lumière la portée actuelle de ses combats pour les questions de genre dans les technologies et pour une lecture critique des médias. Théoricienne des médias, réalisatrice, cyberféministe, navigatrice des mers et des internets, Nathalie Magnan a contribué à l’histoire de la pensée, des médias et des technologies, du féminisme et des luttes lgbtqia+ de façon transdisciplinaire, vivante et généreuse. Enseignante, webmistress, hacktiviste, artiste sans qu’elle n’ait jamais utilisé ce qualificatif, Nathalie Magnan a joué un rôle de passeuse entre des scènes géographiques, des milieux intellectuels et militants et des champs disciplinaires qui se côtoient peu et ne dialoguent pas toujours. Privilégiant le travail en collectif, avec des méthodologies féministes et rhizomatiques où le do it yourself est incitatif et contagieux, Nathalie Magnan a toujours œuvré à la collecte, la rencontre et au croisement entre des images, des textes, des personnes, des luttes et des machines. Disparue en 2016, elle laisse en héritage ses interrogations acérées sur la façon dont les médias transforment nos visions du monde, sa conviction dans l’agentivité de chacun·e à produire ses propres représentations, sa méthodologie participative d’investigation et son humour.
Magnanrama : Médias, technologies, identités, réseaux autour de Nathalie Magnan - Bétonsalon
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