VENDREDI 20 AVRIL
:: 18h-21h - Vernissage
Performance de l’artiste Otobong Nkanga au cours du vernissage.
LES MERCREDIS 2 MAI ET 6 JUIN ET LE SAMEDI 7 JUILLET À 15H30 :
Visites du Jardin d’Agronomie Tropicale menées par Serge Volper, responsable de la bibliothèque historique du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement).
SAMEDI 7 JUILLET : pique-nique commenté par Serge Volper, à partir de 13h
ANNULATION
Pour cause de mauvais temps nous nous voyons dans l’obligation d’annuler le pique-nique au Jardin d’Agronomie Tropicale. Nous nous excusons pour le désagrément et vous proposons de nous rejoindre à Bétonsalon pour des visites toute la journée.
VENDREDI 29 JUIN
19H : Rencontre avec Françoise Vergès, commissaire scientifique de l’exposition
Discussion autour des enjeux liés au projet Tropicomania et à La Triennale
Françoise Vergès est Consulting Professor à Goldsmiths College, Londres et présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (www.cpmhe.fr). Elle est sollicitée pour collaborer à des projets avec des artistes — Isaac Julien, Caecilia Tripp, Sylvie Blocher, Yinka Shonibare... - et à de nombreuses manifestations artistiques (récemment, Une légende en cache une autre à Bétonsalon). Elle est l’auteur du portrait de Maryse Condé réalisé en 2011 pour la collection Empreintes. Elle prépare dans le cadre de La Triennale des visites guidées au Louvre avec des invités — artistes et écrivains — sur le thème “L’esclave au Louvre”. Françoise Vergès publie en français et en anglais sur l’esclavage et ses héritages contemporains, la doctrine abolitionniste, Frantz Fanon, Aimé Césaire et le musée “postcolonial”.
LES RENCONTRES DU SAMEDI À 15H, À BÉTONSALON :
SAMEDI 21 AVRIL
Rencontre avec l’artiste Maria Thereza Alves
Maria Thereza Alves est née au Brésil en 1961 ; elle vit et travaille en Europe. Sa recherche porte sur des phénomènes sociaux et politiques, elle travaille notamment avec des situations qui mettent en question les circonstances sociales concernant ce que nous croyons savoir et ce que nous croyons être, explorant plutôt où et comment nous sommes en réalité dans le présent. Alves a exposé son travail à (sélection) : la Biennale de São Paulo, la Biennale de Lyon, la Kunsthalle de Basel, Manifesta à Trento, la Triennale de Guangzhou, la Triennale de Prague, au Museo Tamayo de Mexico City, la Fondazione Sandretto à Turin, au Berlin Film Festival, Arnolfini à Bristol, au San Francisco Art Institute et la Biennale de Liverpool. Ses projets à venir incluent Documenta 13 à Kassel et une rétrospective au Chateau des ducs de Bretagne, Nantes.
SAMEDI 28 AVRIL
Visite de l’exposition par Serge Volper, commissaire scientifique de l’exposition
Serge Volper est responsable de la bibliothèque historique du Cirad à Nogent-sur-Marne. Au cours de sa carrière de chercheur il a travaillé sur toutes les cultures vivrières et notamment le riz et a parcouru de nombreux pays d’Afrique, Mali, Togo, Guinée, Cameroun, Sénégal, Rwanda et Madagascar durant 25 ans. Il s’est passionné pour l’histoire de ces pays et l’évolution du commerce des produits tropicaux avec la métropole française. Il a récemment publié Du cacao à la vanille - Une histoire des plantes coloniales, Quae, 2011.
SAMEDI 5 MAI
Rencontre avec l’ethnologue Pascal Dibie autour de la domestication des plantes
Pascal Dibie est écrivain, ethnologue et enseignant-chercheur à l’université Paris Diderot. Il a reçu en 1987 le prix de sociologie Henri Dumarest de l’Académie française. Également directeur des collections Traversées et Suites-sciences aux éditions Metailié, et de la collection Carnet de voyages aux éditions de l’Aube, Pascal Dibie est l’auteur de nombreux livres, alliant l’écriture romanesque et sa connaissance de l’ethnologie, dont Le village retrouvé : essai d’ethnologie de l’intérieur, Editions de l’Aube, 2008 ; Ethnologie de la chambre à coucher, Métailié, 2000 ; La Passion du regard, Métailié, 1998.
SAMEDI 12 MAI
Rencontre avec l’anthropologue Maya Leclercq autour de l’histoire du rooibos, entre enjeux patrimoniaux et marchands
Maya Leclercq est docteur en socio-anthropologie et travaille pour le bureau d’étude associatif AnthropoLinks (http://anthropolinks.com/), dont elle est co-fondatrice. Elle a soutenu son doctorat en 2010, réalisé au Muséum national d’Histoire naturelle et au Cirad, dont le sujet était : « Le rooibos : dynamiques locales autour d’un produit marchand à succès, révélatrices d’une société sud-africaine plurielle », sous la direction du professeur Bernard Roussel. Elle est également chercheuse associée au Muséum national d’Histoire naturelle au Département « Hommes Natures Sociétés », UMR 208 Patrimoines Locaux MNHN-IRD et enseigne auprès de plusieurs universités.
SAMEDI 19 MAI
Rencontre avec Serge Volper, commissaire scientifique de l’exposition, autour de l’introduction et de la mise en culture des plantes tropicales
Serge Volper est responsable de la bibliothèque historique du Cirad à Nogent-sur-Marne. Au cours de sa carrière de chercheur il a travaillé sur toutes les cultures vivrières et notamment le riz et a parcouru de nombreux pays d’Afrique, Mali, Togo, Guinée, Cameroun, Sénégal, Rwanda et Madagascar durant 25 ans. Il s’est passionné pour l’histoire de ces pays et l’évolution du commerce des produits tropicaux avec la métropole française. Il a récemment publié Du cacao à la vanille - Une histoire des plantes coloniales, Quae, 2011.
SAMEDI 26 MAI
Rencontre avec Isabelle Barbéris autour de la scénographie florale dans les arts contemporains
Isabelle Barbéris est enseignante-chercheuse à l’Université Paris Diderot en Lettres et arts. Agrégée de Lettres Modernes, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure, elle a réalisé une thèse sur le théâtre de Copi effectuée à Paris X sous la direction de Jean-Louis Besson, elle concentre aujourd’hui sa recherche sur la question de la problématisation scénique de l’identité, de l’autofiction et des biopolitiques du corps. Auteur d’articles sur la mode, elle participe aux activités dramaturgiques (programmation, comité de lecture, conférences) de nombreux théâtres parisiens et est la co-fondatrice du groupe de recherche Dramaturgies (http://dramaturgies.blogspot.com).
SAMEDI 9 JUIN
Rencontre avec l’artiste Yo-Yo Gonthier autour de son projet OUTRE-MER, (2003-)
Yo-Yo Gonthier est né à Niamey, Niger, en 1974. Il a obtenu en 1997 une Maîtrise de Sciences et Techniques en Photographie à Paris 8. Il travaille depuis comme photographe plasticien indépendant. Il questionne actuellement l’effacement de la mémoire dans une société occidentale où la vitesse, le progrès et la technologie semblent être les valeurs essentielles. Sa démarche plastique s’articule autour du surgissement du merveilleux à travers une interprétation particulière de la nuit et du clair obscur. Par ailleurs, il s‘intéresse aux vestiges de l’Empire colonial français et aux frottements entre Histoire et mémoires dans le projet Outre-Mer, nominé au Prix Kodak de la critique en 2005. En 2009, le Parc de la Villette lui commande une mission photographique sur le monde créole, à La Réunion et à l’île Maurice, pour l’exposition Kréyol Factory. Il participe à la Biennale africaine de la photographie, à Bamako, au Mali, en 2005 et en 2009. Il est invité en 2010 à coordonner un projet mêlant photographie et création sonore pour la première édition du festival international de photographie, Addis Foto Fest, en Éthiopie. Il est actuellement en résidence de création avec la Ville de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, jusqu’en juin 2013.
SAMEDI 16 JUIN
Rencontre avec Chantal Liaroutzos autour des traités d’agriculture et récits de voyage du XVIème et XVIIème siècle
Chantal Liaroutzos est maître de conférences à l’Université de Paris Diderot en Lettres. Elle est spécialiste de la période du XVIème et XVIIème siècle. Ses domaines de recherche reposent principalement autour les guides et récits de voyage, les villes et les femmes. Elle a publié de nombreux ouvrages dont le récit Chemins d’Ouralia, Marseille, Jeanne Laffitte, 1984 ; Le pays et la mémoire. Pratiques et représentation de l’espace français chez Gilles Corrozet et Charles Estienne, Paris, Champion, 1998 et dirigé des ouvrages, parmi lesquels Fables urbaines : Ethique et poétique de la ville, Elseneur N°18, Presses Universitaires de Caen, 1° trimestre 2004 ; La Discorde des deux langages : représentations des discours masculins et féminins, du Moyen Âge à l’Âge classique, Textuel N° 49, actes du colloque des 13 et 14 mai 2005, Textes réunis par Chantal Liaroutzos et Anne Paupert, Université de Paris 7 - Denis Diderot, 2007.
SAMEDI 23 JUIN
Rencontre avec Ségolène Lavaud et Crystel Pinçonnat autour de la présence de la nature chez des écrivains et des peintres haïtiens
Ségolène Lavaud Michal a exercé différents métiers à Paris, dans la Haute Couture et la Communication. Sa rencontre avec Haïti a été décisive dans sa vie tant du point de vue personnel qu’intellectuel, une longue histoire qui se déroule sur près de cinquante ans, en 1959 pour la première fois puis en 1962 lors de deux brefs séjours puisqu’elle se marie avec un Haïtien dont elle a deux enfants. A cette époque, ses recherches sur Haïti sont approfondies par différents contacts établis avec des membres de la diaspora et par le biais de la littérature. Retraité en 1996, c’est en 2000 qu’elle reprend ses études à Paris Diderot et en 2005 qu’elle achève son mémoire de Maîtrise sous la direction de Crystel Pinçonnat : « Jacques Roumain - Jacques Stephen Alexis - Le réalisme merveilleux de deux écrivains haïtiens métamorphosé par leurs artistes peintres, "boss metal " et sculpteurs. » Depuis son doctorat en 2011, elle est auditrice libre et participe à l’association Haïti Futur – ONG.
Crystel Pinçonnat, maître de conférences de littérature comparée à l’Université Denis Diderot, est l’auteur de "New York, mythe littéraire français" (Droz, 2001). Ses travaux les plus récents portent sur des littératures « minoritaires » (littérature afro-américaine, amérindienne et chicana). Elle s’apprête à publier un ouvrage sur les récits produits par les héritiers de l’immigration algérienne en France et mexicaine aux Etats-Unis.
SAMEDI 30 JUIN
Rencontre avec l’artiste Marie Preston et Evelyne Cohen, responsable d’un département d’archives photographiques au Ministère de la Culture et de la Communication
Marie Preston est artiste diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et docteure en Arts plastiques et Sciences de l’art. Elle enseigne la photographie et la vidéo à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. À travers son travail artistique, elle développe des collaborations à partir de rencontres engageant une activité dans un territoire spécifique : pratique du tricot au sein de l’Association des Femmes Maliennes de Montreuil, déplacement à pied entre Saint-Denis et Paris, travail documentaire sur une pratique rituelle en Inde ou les jardins partagés en région parisienne. Pour Tropicomania, Marie Preston a mené deux actions en parallèle, un atelier* en collaboration avec l’Université Paris Diderot (auquel Evelyne Cohen a participé) au cours duquel il a été proposé de réaliser un film autour du Jardin d’Agronomie Tropicale et un travail avec l’école d’horticulture du Breuil. Elle est également membre du collectif RADO. *Ont également participé à l’atelier en collaboration avec l’Université Paris Diderot : Rachel Golub, Françoise Alméras, Clément Molinier, David Jurado et Paola Orozco, et Patricia Morschedi.
SAMEDI 21 JUILLET
Conférence de Jonathan Chauveau : Ananas Obsession
L’ananas est au monde moderne ce que la pomme fut en Occident chrétien, soit son symbole fruitier par excellence. Cette théorie est à l’origine d’un travail de recherche mené par Jonathan Chauveau depuis plusieurs mois. Il viendra rendre compte à Bétonsalon centre d’art et de recherche, des avancées de son enquête sur « l’ananas culturel ». Il parlera notamment des artistes : Cyril Aboucaya, Luis Buñuel, Amos Gitaï, Camille Henrot et Bruno Peinado.
Membre actif de la revue d’art contemporain FROG, Jonathan Chauveau (né en 1978) est commissaire d’exposition et journaliste.