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Conférence
Vendredi 15 mai, 19h30


Né en 1972 – Slovénie. Tobias Putrih puise dans les recherches anticonformistes des fonctionnalistes ; tels que le constructiviste El Lissitzky (1890-1941), ou le rationnaliste Richard Buckminster Fuller (1895-1983), mais aussi des “organiques” à l’exemple de Frederick J. Kiesler (1890-1965) ; matière à rêver et à penser les circonstances dans lesquelles l’architecture deviendrait un pur espace. Il réalise selon ses propres termes, “des maquettes intimes, proto-scientifiques et légèrement ironiques”, des “protospaces” qui font, dans le contexte technologique actuel, l’éloge du pouvoir de la subjectivité. Dans le travail de Tobias Pitrih, le vide devient substance structurante et matière édificatrice. Comme dans ses autres propositions, Putrih troque les matériaux high-tech des projets-référents contre des matériaux “pauvres”, qui à la fois accentuent leur allure pré-technologique, leur côté “fait main”, et confortent le travail de dématérialisation des objets. Putrih ne travaille pas à ce qu’une ralité se substitue aux illusions des signes et des images. Il ne s’agit pas pour lui d’”opposer la pratique à l’utopie”, mais de “rendre à celle-ci son caractère d’”irréalité” (Rancière). Tobias Putrih serait donc un “anarchitecte” selon le mot de Gordon Matta-Clark. Il ne cherche pas à construire, mais il ne détruit pas non plus. La déconstruction ne signifie pas l’éradication d’une structure architecturale, mais sa décomposition en vue d’un nouvel agencement de signes et d’images.
Extrait du texte de Evence Verdier, Art Press n° 300, avril 2004.

Yona Friedman, né en 1923 à Budapest, est un architecte. Il débute ses études à l’institut de technologie de Budapest en 1943 et les poursuit en 1945 à Haïfa, jusqu’à son diplôme en 1948. Ses réalisations sont faites sur le territoire d’Israël entre 1949 et 1957. Après avoir fréquenté Paris pendant une décennie, il s’y installe en 1957, il devient Français en 1966 et achète un appartement-atelier à Paris en 1968, dans lequel il habite toujours. Yona Friedman est un « architecte de papier » aux conceptions futuristes. Sa production en plans, maquettes (dont certaines sont à échelle 1:1 et peuvent être visitées) et autres moyens de communications (bande dessinée...) font l’objet d’expositions artistiques, et il est alors plus considéré comme un artiste que comme un architecte, pour une production de pièces d’un « art qui est porteur de message ».